Le transport ferroviaire constitue l’un des piliers du système de mobilité en France, en assurant un service de transport de voyageurs et de marchandises sur l’ensemble du territoire, et au-delà. Il repose sur l’un des réseaux ferroviaires les plus étendus d’Europe.
Ce réseau structure les déplacements entre les métropoles, les villes moyennes, les espaces périurbains et ruraux ainsi que les sites industriels.

Réseau ferré

  • 3000

    Gares et haltes ferroviaires

  • 27 000

    Km de lignes

Les trains, qu’ils soient régionaux ou nationaux, répondent à des besoins de déplacement réguliers liés au travail, aux études, à l’accès aux services publics ou à la vie sociale, tandis que le fret ferroviaire participe à l’approvisionnement des territoires et à l’activité économique.

L’organisation du transport ferroviaire s’inscrit dans un cadre combinant services conventionnés et services librement organisés. Les autorités organisatrices – l’État et les Régions – fixent notamment, pour les services conventionnés, les niveaux de desserte, les fréquences et les conditions tarifaires. En parallèle, certains services, notamment les trains à grande vitesse, sont exploités dans un cadre commercial, librement organisé.

Les entreprises ferroviaires assurent l’exploitation des services de voyageurs et de fret sur une infrastructure gérée notamment par SNCF Réseau mais aussi par Liséa par exemple pour ce qui concerne la ligne à vitesse Tours-Bordeaux. Le secteur connaît une ouverture progressive à la concurrence, encadrée par le droit européen et national, tout en garantissant des obligations de continuité, de sécurité et de qualité de service.

Le transport ferroviaire représente enfin un secteur économique et social structurant. Il mobilise près de 160 000 salariés en France, exerçant des métiers variés de conduite, d’exploitation, de sécurité, de maintenance, d’ingénierie ou de gestion des infrastructures. Ces emplois, très majoritairement en CDI, sont répartis sur l’ensemble du territoire.

L’UTPF rassemble une trentaine d’entreprises ferroviaires, opérateurs de transport de voyageurs et de fret, des gestionnaires d’infrastructures et de gares ainsi que des entreprises de maintenance ferroviaire.

Organisation du secteur ferroviaire : quelques repères 

L’organisation du transport ferroviaire a profondément évolué ces trente dernières années, sous l’impulsion de l’Union européenne. Longtemps organisé sous la forme d’un monopole de la SNCF, le secteur a progressivement vu l’émergence de nombreux acteurs ferroviaires tant pour les activités de fret que pour le transport des voyageurs avec l’ouverture à la concurrence. 

Transport ferroviaire de voyageurs : 

Une pluralité d’entreprises ferroviaires circule désormais sur le réseau ferroviaire national selon des modalités différentes pour les services dits conventionnés et les services librement organisés. 

Les services conventionnés 

Les services conventionnés sont des services ferroviaires organisés et subventionnés par une autorité organisatrice et opérés par une entreprise ferroviaire  Il repose sur un modèle de service public conventionné, leur exploitation par une entreprise ferroviaire est encadrée par un contrat.

Dans son ressort territorial, l'Autorité Organisatrice définit le contenu du service public, notamment le plan de transport (fréquence des trains, horaires), la qualité de service, elle fixe les tarifs et finance le déficit d'exploitation. Des compensations sont versées à l’exploitant en contrepartie des obligations de service public qui lui sont imposées. 

En France: 

  • L'Etat organise les services d’intérêt national plus connus sous le nom de Trains d’Équilibre du Territoire (TET, ou Intercités) essentiels à l'aménagement du territoire. Il s’agit par exemple des lignes « Paris-Limoges-Toulouse », « Paris – Clermont-Ferrand », mais aussi des trains de nuit comme « Paris – Tarbes – Toulouse ».
  • La Région organise les services d’intérêt régional (TER), à l’exception de la région Ile-de-France où les services sont organisés par Ile-de-France Mobilités (IDFM) compétente en matière de transports publics, urbains comme ferroviaires en Ile-de-France.

Avec la loi portant Nouveau Pacte Ferroviaire, la concurrence s’est installée sur le marché. Depuis le 25 décembre 2023, la mise en concurrence est devenue la règle pour tout renouvellement de contrat de service public, sauf exceptions limitativement énumérées par le droit européen et national. Les entreprises répondent à un appel d'offres organisé par l’Autorité organisatrice pour exploiter un lot de lignes attribué pour une durée déterminée.

L’Ile-de-France bénéficie d’un calendrier plus progressif jusqu’en 2040 pour l’ensemble des services Transilien et RER. 

 

Les services librement organisés 

Depuis décembre 2020, toute entreprise ferroviaire disposant des certifications nécessaires et ayant obtenu les sillons (créneaux horaires) auprès du gestionnaire d’infrastructure peut opérer sur le réseau un service librement organisé dans le cadre d’une concurrence dite « sur le marché » (appelée également concurrence en « open-access »), 

Ces services fonctionnent sur une logique commerciale : l’opérateur endosse le risque financier et définit librement son offre commerciale aux voyageurs (dessertes, politique tarifaire, type de matériel roulant, services à bord ...). Ces services ne sont pas organisés par une autorité organisatrice et ne constituent donc pas un service public (service conventionné). 

Il s'agit principalement de lignes à grande vitesse, exploitées notamment par SNCF Voyageurs (avec ses marques TGV Inoui et Ouigo), Trenitalia (sur l’axe Paris-Lyon-Milan, avec ses trains Frecciarossa), Renfe (qui relie l’Espagne au sud de la France : lignes Barcelone-Lyon et Madrid-Marseille), ou encore Eurostar, filiale de SNCF, qui assure les liaisons vers Londres, Bruxelles, Amsterdam et Cologne. Plusieurs projets sont en cours de préparation. 

 

Le transport ferroviaire de fret

Depuis le 31 mars 2006, le transport ferroviaire de marchandises est une activité entièrement ouverte à la concurrence (fret international et domestique) en France, en application des textes européens. Une pluralité d’entreprises ferroviaires de fret disposant des certifications nécessaires et des sillons circulent sur le réseau. 

L’Union européenne a encouragé la création et la gestion d’un réseau ferroviaire européen de fret composé de dix corridors européens pour lesquels sont instaurées des règles de coordination internationale et l’attribution de capacités d’infrastructure. 

La France est ainsi reliée à quatre corridors principaux qui desservent les terminaux de fret, les ports et des zones industrielles stratégiques en Europe. 

Cadre législatif

Les fondements de notre système ferroviaire

L’harmonisation européenne : les 4 paquets ferroviaires

 

Depuis plus de 30 ans, la promotion de modes de transport plus efficaces et plus durables constitue un volet essentiel de la politique de l’Union européenne.

Dans le secteur ferroviaire, la législation européenne a fortement influé sur la législation nationale en vue de renforcer la compétitivité du secteur vis-à-vis des autres modes de transport et d’améliorer l'intégration des différents réseaux ferroviaires et l'efficacité des services de transport ferroviaire. Ces objectifs se sont traduits, au niveau de l’Union, par une série de mesures législatives appelées les « paquets ferroviaires » visant principalement à ouvrir les marchés ferroviaires de marchandises et de voyageurs, garantir un accès non discriminatoire au réseau ainsi qu’à promouvoir l’interopérabilité et la sécurité ferroviaire dans un espace ferroviaire unique européen. 

Depuis 2001, quatre paquets ferroviaires ont été votés. Chaque État membre les a ensuite transposés dans son cadre légal et les a mis en œuvre.

Le premier paquet ferroviaire, adopté en 2001instaure une ouverture limitée du fret ferroviaire achevée dans un deuxième paquet ferroviaire adopté en 2004. 

Le troisième paquet ferroviaire, adopté en 2007, instaure notamment l’ouverture à la concurrence du transport international de voyageurs.

Le quatrième paquet ferroviaire adopté en 2016 vise à la création d'un espace ferroviaire unique européen et instaure notamment l’ouverture progressive à la concurrence du transport domestique de voyageurs tant pour les services conventionnés que librement organisés. 

 

La construction du cadre législatif en France

  • La loi n° 97-135 du 13 février 1997 portant création de l'établissement public « Réseau ferré de France ». 

  • La prise en compte des évolutions du droit européen et la pluralité des entreprises ferroviaires (d’abord de fret) circulant sur le réseau ferroviaire ont conduit le législateur à faire évoluer l’organisation du système ferroviaire, à travers la création notamment :

    • en 2006, de l’Établissement Public de Sécurité Ferroviaire (EPSF) chargé du respect des règles de sécurité et d’interopérabilité des transports ferroviaires sur le réseau ferré national (loi n° 2006-10 du 5 janvier 2006 relative à la sécurité et au développement des transports
    • En 2009, de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF), chargée  notamment de veiller à accès non discriminatoire au réseau ferroviaire (loi n° 2009-1503 du 8 décembre 2009 relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires dite loi « ORTF ») :
  • La loi du 4 août 2014 a profondément fait évoluer l’organisation des transports ferroviaires en France à compter du 1er janvier 2015. Cette loi a créé un groupe public ferroviaire constitué d’un établissement public dit « de tête » : la SNCF et de deux établissements publics « opérationnels » :

    • le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire (SNCF Réseau ex-RFF) ;
    • et l’exploitant ferroviaire (SNCF Mobilités).

    L’Etat et l’ARAF (devenue ARAFER puis ART) voient leurs rôles respectifs clarifiés et renforcés.

  • La loi n° 2018-515 du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire a profondément réorganisé le système ferroviaire français notamment avec l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires de voyageurs, la transformation de la SNCF en groupe public unifié de sociétés anonymes, la fin du recrutement au statut des cheminots et un cadre pour la reprise d’une partie de la dette de SNCF.

  • Promulguée le 24 décembre 2019, a également introduit plusieurs mesures spécifiques pour moderniser et renforcer le secteur ferroviaire en France.

Métiers et formations dans la branche ferroviaire

La branche ferroviaire constitue un pilier essentiel du système de transport français. Elle structure une grande diversité de métiers, mobilisés au service de la sécurité, de la régularité et de la qualité des circulations ferroviaires, pour les voyageurs comme pour le fret. Ces métiers s’exercent au sein d’entreprises ferroviaires de voyageurs et de marchandises, de gestionnaires d’infrastructures et de gares.

Un secteur fortement créateur d’emplois et structuré autour de l’emploi durable

La branche ferroviaire représente près de 160 000 salariés, dont le taux d’emploi en CDI se situe généralement au-dessus de 95%, et le taux d’emplois exercés à temps plein au-dessus de 90%, ce qui témoigne d’un haut niveau de stabilité de l’emploi.

Les emplois ferroviaires se répartissent en trois grandes familles de métiers : les métiers roulants, qui regroupent les conducteurs de train et les agents d’accompagnement ; les métiers de sécurité, indispensables à la gestion des circulations, à la maintenance et à la sûreté ferroviaire ; et les métiers sédentaires, qui couvrent des fonctions techniques, industrielles, numériques, administratives, commerciales ou d’ingénierie. Cette diversité permet au secteur d’offrir des débouchés sur l’ensemble du territoire, dans des emplois locaux, non délocalisables.

Des profils variés et un fort enjeu de renouvellement des compétences

La branche ferroviaire se caractérise par une population salariée expérimentée : l’ancienneté moyenne dépasse 15 ans et plus d’un salarié sur deux compte plus de 15 ans d’ancienneté, signe d’un socle de compétences solide et d’une transmission importante des savoir-faire.

Dans le même temps, la branche assure un renouvellement régulier de ses effectifs. Les recrutements concernent en grande partie des jeunes actifs, ce qui permet d’intégrer en continu de nouvelles compétences, notamment dans les domaines techniques, industriels, numériques et liés à la transition énergétique.

La branche poursuit également ses efforts en matière de mixité et d’inclusion. Même si les métiers ferroviaires restent encore majoritairement masculins, la féminisation des emplois, l’accueil de personnes en situation de handicap et la diversification des profils constituent des priorités partagées par l’ensemble des entreprises adhérentes à l’UTPF.

Des formations accessibles à tous les niveaux

Les métiers ferroviaires sont accessibles par des parcours de formation très variés, du niveau infra-bac jusqu’aux diplômes de l’enseignement supérieur. Les recrutements concernent principalement les niveaux bac à bac+2, mais près d’un quart des embauches s’effectuent également à des niveaux bac+3 et plus, notamment pour les métiers d’ingénierie, de management, de systèmes ferroviaires ou de transition énergétique.

La formation joue un rôle central dans la branche : beaucoup de métiers ferroviaires font l’objet de formations qualifiantes spécifiques, intégrant des exigences réglementaires fortes en matière de sécurité. L’alternance, l’apprentissage et la formation continue constituent ainsi des leviers majeurs pour attirer, former et fidéliser les talents tout au long de leur parcours professionnel.

Futur en train : une marque employeur pour donner envie de rejoindre le ferroviaire

C’est pour mieux faire connaître cette richesse de métiers, de parcours et de perspectives que la branche ferroviaire s’est dotée de la marque employeur Futur en train. Cette marque collective vise à rendre visibles des métiers souvent méconnus, à valoriser leur utilité sociale et environnementale, et à montrer que le ferroviaire est un secteur d’avenir, innovant et porteur de sens.

À travers cette démarche commune, les entreprises ferroviaires adhérentes à l’UTPF affirment leur ambition : attirer de nouveaux talents, sécuriser les compétences de demain et faire du ferroviaire un secteur de référence en matière d’emploi, de formation et d’attractivité.